Né en 1987 à Dijon
Je travaille à St-Étienne et à Dijon
Je suis peintre et j’emploie principalement des peintures de bâtiment, industrielles (similaires à celles appliquées sur le mur), ainsi que des laques de carrosserie et parfois de l’huile ou de la chaux, variant aussi les outils : brosse, rouleau, pistolet – le plus souvent en minimisant toute trace de facture.
Mon travail s’inscrit dans l’héritage du minimalisme et de la peinture radicale, concrète, interrogeant le médium peinture au travers de ses propres moyens d’existence. Je considère, pense et produis des peintures avec comme postulat de départ, ce qu’Olivier Mosset définit comme «des ready-made invisibles», quelque chose qui existe déjà : formes, couleurs, objets, espaces – des éléments concrets. La question du support est essentielle dans mon travail. Je peins des tableaux parce qu’il y a des murs, pour ne pas citer Georges Perec. Je me laisse donc la liberté d’investir différents espaces tels que le mur et le tableau, ne me limitant pas à ce dernier bien que celui-ci tienne une place fondamentale. La notion [d’espace de la peinture et de peinture dans l’espace] est devenue au fil du temps l’axiome de ma recherche, conditionnant à la fois mon regard, ainsi que ma manière de concevoir la peinture.
Oui, mon travail est présent à la fois dans des collections publiques et privées comme le Fonds de dotation HB ou le Fonds Régional d’Art Contemporain de Bourgogne et des collections privées, ou encore chez des amis (qui ne sont pas collectionneurs à proprement parler) et enfin dans des collections d’autres artistes.
Là, c’est une question complexe et délicate. Je crois que cela relève de l’intuition en un sens, mais c’est aussi une histoire de ressenti, propre à chaque artiste. Pour ma part, c’est assez simple car j’ai une idée très précise du tableau avant même de l’avoir peint. Donc j’attaque le travail en sachant ce que je veux et sauf catastrophe – ce qui arrive régulièrement – quand j’ai fini de peindre, le tableau est là. Bon ou pas, c’est un autre problème qui induit la seconde question. Si l’on considère que celui-ci n’est pas bon, alors, je recommence jusqu’à obtenir le résultat que j’attendais de mon idée initiale et je le mets de côté – on ne sait jamais – il se pourrait que cela puisse être utile. Dans le cas où il est « bon », vient alors le problème de le montrer… Peut-être n’est-il pas si « bon ». Ici, tout se complexifie car tout ça est très subjectif. À un moment il faut prendre une décision, il faut le confronter au regard de l’autre sinon à quoi bon. Ne faisant pas de la peinture pour séduire, tout retour est bon à prendre et à considérer. Mais une chose est sûre, cela ne m’empêchera pas d’en faire d’autres. Tout ça pour dire que le tableau existe, doit être vu, et ensuite on en discute.