ÉDITION
ANDRÉ MARTHELEUR
André est belge et il arrive à New-York dans les années 60. Il est coiffeur et se fait très vite remarquer par son originalité. Il bouscule les codes et connait un immense succès dans le milieu de la mode avec son salon situé entre la 5ème avenue et Madison. Il devient célèbre et tout lui réussit. Début des années 80, il abandonne gloire et richesse pour se consacrer à la photo qui deviendra une pratique spirituelle quotidienne pendant trente ans jusqu’à son décès en 2010. Il entretiendra de nombreuses amitiés avec un vrai regard sur les autres et une vision de la vie.
Friends collection est un livre de mail art. André envoyait à ses amis, des photos par la poste, comme des cartes postales. Sept stéphanois se sont réunis pour composer Friends Collection, une sélection des photos qu’ils ont reçues au fil des années. Chacun y évoque la relation toute personnelle et singulière qu’il entretenait avec le photographe. Friends Collection est le portrait d’André Martheleur, un photographe étonnant et généreux.
« Et je voulais faire ma photographie. Je voulais vraiment. Je n’ai pas arrêté le salon pour faire de la photographie, ça serait trop grand de dire ça. C’étaient les circonstances. Ma vision de la rue, des femmes, ça a été radical. »
FURIANA
Furania met en lumière toutes les initiatives et l’incroyable créativité du monde de la musique à St-Étienne . Furania c’est un livre accompagné d’ une compilation de 4 vinyles pour raconter la scène musicale indépendante stéphanoise sur une période de 40 ans, 1980-2020.
Le livre est un recueil de témoignages des acteurs et actrices de cette scène musicale : associations, collectifs, labels, studios, lieux indépendants qui organisent des évènements.
La compilation vinyle se compose de 43 titres de groupes stéphanois.
Furania a été réalisé collectivement et l’équipe y a travaillé bénévolement presque deux ans. Le fonds HB a financé la production de l’ouvrage tiré à 800 exemplaires.
Pour sa sortie le 25 novembre, une soirée a été organisée au Mélies St-François où plus de 450 ouvrages ont été offerts à tous les contributeurs et contributrices.
En savoir plus https://www.furania-musiques-1980-2020.fr
« À Saint-Étienne, comment dire, il y a une énergie, une esthétique que j’ai trouvé fabuleuse à une certaine époque. C’est pour ça que je suis attristé par les politiques municipales depuis 25 ans. Elles reflètent une telle méconnaissance de ce territoire, de ce magnifique terrain de jeu… aujourd’hui quasiment disparu. De nombreuses possibilités existaient mais on leurs a préférés des recettes toutes prêtes importées à prix d’or.
Un terrain vague, un espace désaffecté un peu bizarre, il était possible de pénétrer dans des endroits incroyables. On pouvait y fabriquer, y créer quelque chose parce qu’il n’y avait pas ou peu de pression immobilière. Cette poésie, ce paysage stéphanois était tout à fait compatible avec un urbanisme, une architecture clairvoyante, inventive, etc. A-t-on déjà vu un courant artistique naître dans une ville où il est compliqué (cher) de vivre ? Jamais. Saint-Étienne est encore aujourd’hui considérée comme une ville « pauvre » : c’est une chance à cultiver.
D’aucuns reprochent à la jeunesse actuelle de ne pas suffisamment se bouger, mais la contrainte n’est pas du tout la même. Quels espaces, interstices a-t-elle ? C’est devenu très compliqué. »
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