MUSIQUE
FURIANA
Furania met en lumière toutes les initiatives et l’incroyable créativité du monde de la musique à St-Étienne . Furania c’est un livre accompagné d’ une compilation de 4 vinyles pour raconter la scène musicale indépendante stéphanoise sur une période de 40 ans, 1980-2020.
Le livre est un recueil de témoignages des acteurs et actrices de cette scène musicale : associations, collectifs, labels, studios, lieux indépendants qui organisent des évènements.
La compilation vinyle se compose de 43 titres de groupes stéphanois.
Furania a été réalisé collectivement et l’équipe y a travaillé bénévolement presque deux ans. Le fonds HB a financé la production de l’ouvrage tiré à 800 exemplaires.
Pour sa sortie le 25 novembre, une soirée a été organisée au Mélies St-François où plus de 450 ouvrages ont été offerts à tous les contributeurs et contributrices.
En savoir plus https://www.furania-musiques-1980-2020.fr
« À Saint-Étienne, comment dire, il y a une énergie, une esthétique que j’ai trouvé fabuleuse à une certaine époque. C’est pour ça que je suis attristé par les politiques municipales depuis 25 ans. Elles reflètent une telle méconnaissance de ce territoire, de ce magnifique terrain de jeu… aujourd’hui quasiment disparu. De nombreuses possibilités existaient mais on leurs a préférés des recettes toutes prêtes importées à prix d’or.
Un terrain vague, un espace désaffecté un peu bizarre, il était possible de pénétrer dans des endroits incroyables. On pouvait y fabriquer, y créer quelque chose parce qu’il n’y avait pas ou peu de pression immobilière. Cette poésie, ce paysage stéphanois était tout à fait compatible avec un urbanisme, une architecture clairvoyante, inventive, etc. A-t-on déjà vu un courant artistique naître dans une ville où il est compliqué (cher) de vivre ? Jamais. Saint-Étienne est encore aujourd’hui considérée comme une ville « pauvre » : c’est une chance à cultiver.
D’aucuns reprochent à la jeunesse actuelle de ne pas suffisamment se bouger, mais la contrainte n’est pas du tout la même. Quels espaces, interstices a-t-elle ? C’est devenu très compliqué. »
GÉNÉRAL ALCAZAR
Nous rencontrons Sophie Cubaud de L’association des Amis du Général Alcazar (L.A.G.A.) dans les coulisses de Furania. Son projet est de sortir un disque live de Patrick Chenière dit Général Alcazar, décédé en 2014.
Musicien excentrique et excellent guitariste, il utilise de nombreux instruments exotiques dans une approche populaire et poétique de la musique.
Une belle rencontre musicale qui permet à HB de participer au financement de la production du disque : rouge rubis pour ce vinyle 25 cm, 4 titres enregistrés en 2002 à La Maroquinerie à Paris.
RADIO SWK

Christian Jeanpierre notre ami aujourd’hui disparu, faisait partie de la cellule historique du fonds HB. En 2021, à l’occasion des 40 ans des radios locales, Christian organisait dans sa librairie La Ciguë, l’exposition « Nous nous sommes tant aimés … ». Il y dévoilait des archives de Radio SWK, une radio libre, indépendante, rock et culturelle qui a agité les ondes stéphanoises de 1981 à 1985.
L’exposition a été l’occasion de revoir de nombreux et nombreuses ami.e.s de la scène musicale stéphanoise. Documents sonores et visuels sont à découvrir sur le web https://radio-swk-archives.net.
« Je crois que ce qui singularise un peu Sainté à cette période du début des années 80 c’est surtout SWK, sans doute une des meilleures radios indépendantes françaises, née au tout début des années 80 à l’éclosion des radios libres. Elle fût pour nous tous l’oasis musical, l’incontournable fond sonore de l’époque. Animateurs impeccables, programmation démente, et finalement très pro. Je crois qu’elle reste comme l’exemple vraiment réussi de ce qu’aurait dû être une radio vraiment libre. En plus des émissions, SWK organisait des concerts en co-production. J’ai le souvenir de la venue des Virgin Prunes, impensable concert à Sainté à cette époque. Et puis SWK, c’était aussi des soirées ultra allumées dans une improbable boite de nuit, Le Bleu Citron : qui n’a pas assisté à ça ne peut pas vraiment savoir ce qu’était l’ambiance de l’époque, un mélange d’énergie, de coolitude et de secouage de cocotier. »
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